Texte : NOEL en bits et octets, de Fredericus

Eblouissement de l’arbre de Noël ou visite à la crèche ?

Avec mon ordinateur défectueux dans les bras, je rentrais dans le magasin :

Ai-je vu une décoration particulière à la période de Noël ?

Préoccupé par mon problème de réparation, je n’y avais pas été sensible sur le moment.

Un magasin d’informatique ressemble à un arbre de Noël toute l’année…

Scintillement des écrans, diodes rouges, bleues, jaunes clignotantes,

brillance des métaux clairs des objets exposés,

couleurs vives des emballages…

créant ambiance, suscitant intérêt,

captivent l’esprit :

Avançant dans un monde d’énigmes et mystères

Rien n’est d’emblée tangible, saisissable,

Mais secrètement le visiteur – le client – aimerait y trouver sa part

Comme l’enfant approchant du sapin de Noël

fasciné, désireux…

Dans un magasin d’informatique il y a toujours beaucoup de grands enfants rêveurs…


Mais où est la crèche dans tout cela ?

Habituellement la crèche, il faut la chercher un peu

D’ailleurs c’est sa destination d’être à l’écart de l’immédiat et de l’accoutumé…


L’intervention sur mon ordinateur prend un peu de temps
</table

Temps de tourner le regard, d’observer, de réfléchir…

Avantage de l’inactivité ;

Et pour découvrir la crèche il ne faut pas d’activité, d’agitation, d’occupation ;

Attente, manque, incapacité de faire soi-même :

Une certaine pauvreté y dispose bien mieux.


Et l’idée vient…

La crèche est là où sont les gens.

Regardons ces différentes figurines :

Ces clients accourus

Acheteurs pleins d’espoir

Ou irrités, agressifs pour ce qui n’a pas marché ;

Ou avec bonhomie, confiants qu’on arrangera leur problème ;

Observez le réparateur

Comme un Joseph taciturne, besogneux,

Omniprésent et attentif s’occupant avec toute son énergie de tout ce petit monde ;

Et d’autres comme des savants mages distribuant leurs connaissances, leur expérience…


La crèche est la rencontre des vivants

Les vivants dans leur vie humble, dépendante


Comme une étoile l’idée a flashé…

A soudainement quitté l’écran…


Mais demeure enregistrée !

Frédéric STROOPER

Cet article, publié dans Textes écrits en atelier, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.