Action Gens de mer, Gens de terre

Gens de mer Gens de terre    Le littoral maritime breton

Historique de l’action

En 2013, Michel Suzzarini part à la rencontre de l’habitant et se place dans l’écoute afin d’entendre la demande « non verbalisée » : « Prendre la parole pour s’exprimer et exprimer ses ressentis sur son pays ». De mots énoncés, des paroles édifiantes, l’action gens de mer gens de terre s’initie. De la volonté d’une association, histoire d’écrire, les premiers repères sont pris, les premières démarches entamées. Tout au long de l’année 2014, la participation des habitants est dense, de nombreux articles paraissent dans le Télégramme et Ouest France. De nouveaux partenaires rejoignent et développent l’action en synergie avec leurs propres actions. Le premier semestre 2015 se poursuit dans cette dynamique avec de nouveaux ateliers, de nouvelles demandes. 
En 2013 : Le Conseil Régional accepte de retenir et de soutenir financièrement l’action. Le premier atelier d’écriture se met en place dans le pays bigouden, choisi pour débuter l’action sur le littoral breton.
En 2014 : La Commune de Penmarc’h s’implique, la commune du Guilvinec prête ses locaux, le SIOCA organise, l’association PESCA invite, les habitants répondent présents aux différents ateliers proposés. De nombreuses communes sont à l’écoute.
En 2015 : La Commune de Loctudy met au cœur de sa ville l’action, les communes de Peumerit, de Pouldreuzic et du Guilvinec l’accueillent, des associations comme Startijenn, Festival Photos « l’homme et la mer », le collectif des médiathèques et des CDI du pays bigouden intensifient leurs présences, les entrepreneurs actent, la maison d’éditions Vivre tout simplement apporte son soutien logistique à la publication des livres. D’autres continuent d’être à l’écoute. Et les habitants poursuivent leurs participations dans le partage de leurs mots.
Le contexte de l’action:
Un littoral, le littoral breton. Se déplacer par pays le long des côtes et mettre l’habitant au cœur de son territoire pour qu’il en devienne un acteur essentiel. 
Le premier pays : le pays bigouden sur lequel se déroule l’action gens de mer gens de terre.
Les seconds pays : Le Cap et Douarnenez sur lesquels l’action doit se poursuivre en 2016.

Les objectifs :

La volonté est de faire ressortir la richesse d’un territoire par les écrits oraux et manuscrits des habitants afin de laisser une trace vivante de l’existentiel et de l’essentiel qui ouvrent « à demain »… avec ce choix de prendre en compte le passé, le présent et le futur pour en comprendre son évolution. Avec ce choix de travailler en complémentarité avec les actions existantes. Avec la volonté d’impliquer tous les habitants du territoire, femmes et hommes qui exercent une activité politique, économique, culturelle, sociale… Avec la volonté de montrer la capacité à un territoire à se réunir autour des mots. Et ce choix de réaliser plusieurs livres gens de mer gens de terre « je sais d’où je viens » afin de redonner ces écrits oraux et manuscrits aux habitants.

De janvier 2014 à juin 2015
L’action gens de mer gens de terre dans le Pays Bigouden

Gens de mer gens de terre « Je sais d’où je viens »… « les mots qui viennent »…dans le Pays Bigouden . Chacun de nous, est l’habitant d’un territoire capable d’un savoir, d’une expression, d’une transmission. En chacun de nous sommeille un habitant acteur prêt à développer durablement son territoire. En chacun de nous habite l’habitant. 
Gens de mer gens de terre est une action qui se déroule sur le territoire du Pays Bigouden depuis plus d’un an. Une action qui a déjà rencontré près de mille personnes impliquées par leurs participations, tous publics réunis.
Une action qui s’est investie dans certaines communes, dans les ports, sur les places, auprès de publics « repérés » et d’autres en demande d’écriture.

Rencontres et écritures orales et manuscrites sur le littoral maritime bigouden en suivant le chemin des livres :

I – Les ports :

Des gens qui marchent, qui prennent une allée et ressortent par une autre. Des gens qui travaillent sur les quais. Des gens qui poussent leur bateau vers la cale et d’autres qui regardent le temps changeant. Tous ces gens qui se croisent selon le lieu où ils se trouvent, habitent le port, pour quelques minutes, pour plusieurs heures ou toute une vie. Ils font vivre le lieu. Lorsque je m’arrête près d’eux, leur demandant « les mots qui leur viennent sur le port et son littoral », un sourire les éclaire. Les mots sortent un à un, précis, appelant à leurs ressentis. Les mots expriment leurs regards, leurs habitudes, leurs vécus, leurs demandes… Parfois un moment de silence s’immisce comme pour dire « On est bien ici. ». Certes les vérités claquent, les émotions fusent, l’abrupte et le rude ne concèdent rien au doux et avenant, mais les ports font partie de l’authenticité du pays, ils s’incrustent dans le littoral comme la roche ou la dune. Quant aux écrits des gens, ils soufflent sur l’avenir l’invitant à tenir compte du passé et du présent.

Extraits de Le port en Pays Bigouden :

« Qu’il garde son authenticité comme ceux qui le fréquentent encore. Nous sommes ancrés à cette terre, nous sommes ancrés à cette mer même si j’aimerais voyager pour voir autre chose,
même si j’aimerais partager pour vivre autre chose. Nous sommes ancrés par nos souvenirs
et je reviendrai toujours dans ce lieu dans l’espoir qu’il s’ouvre tout en se respectant. 
Alors que tous se fassent entendre pour arriver à une vraie démocratie, pour revenir à des choses simples afin de s’y ressourcer avec envie ; que tous se fassent entendre pour provoquer un éveil général des consciences pour aller dans le bon sens en créant des animations toute l’année, en créant une vie qui permettrait à tous de s’y retrouver, pour partager et échanger en toute simplicité. Qu’il reste dans son état ; qu’il reste un port typique, d’un passé, d’une référence, pour une continuité, pour aller vers l’avenir sans tout défigurer… Qu’il ne devienne pas comme d’autres qui ne sont pas si loin d’ici… 
S’engager ça s’apprend en se serrant les coudes, par solidarité. Nous avons une vie politique à créer avec ceux qui vivent ici pour entendre les voix de chacun s’exprimer sur leur vie, pour donner la parole librement, pour que les jeunes puissent à nouveau vivre dans leur pays et garder cette unité bretonne que tant nous envie… Que tout le monde avance ensemble pour éviter les inégalités, là est le sens du politique et de toute sa noblesse, là j’aimerais être politique, l’acteur de la cité. « L’âme » le mot qui va bien sur ce port. « Allez, à bloc de rien. Kenavo. Que ça dure »

II – Les portraits :

Une aventure en soi. Une quarantaine de personnes accepte d’ouvrir leurs fenêtres pour une entrée sur le littoral maritime bigouden. Les rencontres s’effectuent pour la plupart chez elles, pour les autres dans un bar. « Aux mots qui viennent », les sens s’émeuvent et les mots font corps pour devenir phrases qui se succèdent, racontant l’histoire, les traditions, la culture, la vie au quotidien… Les thématiques se délient, reviennent, se renforcent et convergent vers cette identité qui fait un pays. Tout au long des entretiens, « je sais d’où je viens » « j’ai 82% de flotte en moi » « celui qui aime son pays et participe à son développement est bigouden » se répètent. Parfois les mots s’accélèrent, ils s’engouffrent dans des brèches et surprennent par leur force et leur vigueur révélant une terre où la vie et la mort se côtoient de devoirs et de droits ; parfois, ils se soulèvent et emportent les marées un peu plus haut, découvrant des paysages et un environnement riches d’exceptions et de sensations ; parfois, ils battent « l’authentique » « le sauvage » « le bon vivre » à l’unisson, appelant au respect d’une terre, d’une mer qui donnent à chacun ce sentiment d’appartenance à un territoire. Etre vigilant. Etre acteur. Etre. Tous sont solidaires, tous sont présents, tous aiment leur pays bigouden.

Extraits de Portraits :

« La mer, ça ressource, un peu comme la terre pour les paysans, quelque chose qui ne peut pas te trahir. La trahison, c’est toi qui l’induis. La mer ne trahit pas si tu la respectes, si tu la crains. Et bizarrement lorsque tu le comprends, elle enracine. Il suffit de se balader sur l’estran et la voir sur plusieurs hauteurs de marées Aujourd’hui, je me suis tellement adapté au pays que je ne ressens pas l’envie d’aller ailleurs, je trouve tout ici. »
Roland

« Un bar, un lieu de ralliement où les gens choisissent de venir, d’apprendre avec les autres : c’est déjà de la culture. Où les gens choisissent de saisir cette chance de transformer leur pays
par ce brassage et ces mélanges nécessaires à tous, tout en préservant leurs paysages non bétonnés, authentiques comme eux. »
Cathy

« Je ne sais pas ce qui fait la passion mais nous n’avions pas trop le choix. Lequel ferions nous aujourd’hui ? Il est très difficile de changer de métier et il n’y a pas qu’à la pêche que tu te poses des questions, à la mine tu n’as pas plus de réponses. Alors pourquoi ce métier de « con » ? A nos âges peu ont fait des études. A leurs âges, je souhaitais qu’ils puissent faire des études pour pouvoir choisir, pour qu’ils puissent décider : « fais les études après on choisit le métier. Passe des diplômes après tu décides ta vie et tu continueras jusqu’au bout ».
Camille

« La mort, faut pas y penser sinon c’est fichu ; faut pas y penser sinon t’es foutu : on ferme la boutique, on ferme l’atlantique, on bouche les ports, on jette des sorts, on soupire aux temps, on retire les vents. Des fois ça craint sur le chalut, ça sent le chaud, ça sent le brut, faut faire attention, c’est arrivé des fois, moins maintenant. Un chalut qui s’en va et qui ne revient pas. Un naufrage, pas de preuves, des ressentis, une épreuve. »
Olivier

« L’homme et la femme connaissent leurs devoirs et l’histoire de leurs maux. A l’île Tudy, comme sur tout le territoire bigouden, ils savent. La force du Matriarcat où la femme décidait du chemin se ressent encore. Je me rappelle du lavoir. J’en ai acheté un depuis. Ça sent bon la mousse sur tes bras. La mer montait jusqu’à mes pieds. Tu riais. Tu étais libre. Et quand l’eau venait à manquer sur l’île, nous montions à Combrit et on se racontait nos légendes, des petits potins et tout ce qui fait le bonheur des rencontres. Chaque petite chose nous émerveillait. Je regardais les champs de blé et les coquelicots joués avec le vent. »
Yane

« Je me situe toujours par rapport à une casemate. Je les ai photographiées à 14, 15 ans et tous les ans, je repasse voir la transformation. La base des casemates qui s’enlise, qui s’enfonce, se disloque dans le sable. Un filet dans le mur de trois mètres. Je vois le ciel dans la fissure. Dans 20 à 30 ans, elles vont disparaître même si elles font parties du pays, un repère stable qui donne à connaître l’histoire de ce coin là. »
Félix

« Il faut savoir accueillir et pas seulement cueillir, ça pourrait être extraordinaire… La vie est un vrai choix pas un monstre que nous devons subir… Un manque se crée entre la pensée et l’action, l’ignorance fait son chemin et altère les egos, dire ce qu’on pense serait déjà l’amorce d’un changement. »
Marie

« Le bonheur est contagieux, plus tu en donnes, plus tu en reçois. C’est comme le principe des vases communicants : donne le meilleur et tu recevras le meilleur, et ne te culpabilise jamais si tu tombes…Tout fait partie de notre bonheur de vivre. »
Yvonne

« Le monde des hommes est passionnant, mes mains façonnent la terre comme d’autres millions d’êtres humains le font à leurs façons. La transformer apporte des notions d’implication et d’évolution dans notre environnement. La transformer me transforme et m’apporte un équilibre qui donne à mes actions tout leur sens… Sur cette plage où je pose mes pas chaque jour, des sensations peu faciles à traduire par des mots, des sensations fortes et personnelles, de l’intime à l’universelle. Le sel passe dans mon sang et l’eau coule dans mes veines. »
Alain

III – Les photos : les photographes avec Michel Bataillard, Jean Belvisi, Roland Chatain, Félix Le Garrec, Catherine Le Goff, , Philippe Lebailliff, Claude Péron…

Un réalisateur : Hervé Drezen

Des sensations captées par mes yeux traversent mon corps. La correspondance entre textes et photos invite des photographes professionnels à s’impliquer dans l’action en acceptant d’ouvrir les angles de vue du littoral bigouden. Ils ont lu quelques extraits des textes mis en forme. Ils ont réfléchis, parfois discuté pour avoir plus de précisions. Et ils ont été cherchés dans leurs archives neuf photographies correspondant à leurs ressentis. Un partage comme exemple, comme pour dire : « chacun de nous sommes un habitant avec nos propres regards et avec ceux des autres. ».

IV – Le travail réalisé sur l’ensemble du pays bigouden :

Seul sur son chemin de vie, chaque histoire est singulière, pourtant sans les autres, je ne pourrais avancer. Les rencontres se programment pour certaines mais la plupart sont spontanées comme un élan vers une coopération nécessaire pour le « bien vivre » de chacun. Créer des partenariats avec des institutions, administrations, organismes, entreprises, associations et habitants, et être à l’écoute des mots qui viennent, Les ateliers se répartissent sur des lieux, des espaces repérés et quel que soit l’âge, quel que soit le lieu d’où l’on vient, les écrits oraux et manuscrits se libèrent et apprennent à découvrir ou de rédécouvrir un pays de l’intérieur.

Extraits du travail réalisé : 
Le recueil de chansons : avec les personnes vieillissantes, comme elles aiment à dire, inscrites au CCAS de Penmarc’h, un atelier qui rassemble et qui crée de la parole sur différentes thématiques concernant le littoral maritime. De toutes les paroles recueillies et des quelques écrits réalisés, une mise en forme en chanson est proposé par l’écrivain et validé par l’ensemble du groupe.

Extrait:
Les tempêtes
maintenant
quand il se passe quelque chose
on en fait tout un plat
tout le monde s’inquiète
maintenant
quand il se passe quelque chose
on en fait tout un plat
les médias en font trop
jusqu’où vont-ils aller tous ces grands journalistes qui veulent dominer le monde
jusqu’où vont-ils aller tous ces grands journalistes qui prédisent nos mondes

ras le bol ras le bol
ma maison tient debout
nous on est bien ici
ras le bol ras le bol
ma maison tient debout
on veut rester chez nous…
Yvonne Josianne Camille Martine Jo Jacques

Le journal des jeunes à Penmarc’h : avec les jeunes de l’Espace Jeunes, des mots qui viennent selon les thèmes proposés, une parole qui souhaite se transmettre et des textes qui s’écrivent en collectif. La maquette du journal est proposé par l’écrivain et validé par le groupe dans son ensemble.

Extrait :
« Je connais le pays, je sais où est ma vie. Les bateaux, la pêche, des poissons en mer, le danger, la tempête qui fait des ravages, qui détruit les barges, les rochers en marge. Et le temps, mauvais temps, les risques possibles, pas pour l’impossible.
Je vois aujourd’hui où nous en sommes, comme il y en a qui ne vont plus de traditions en traditions, de famille en famille, de père en fils, les bateaux se vident… La mer n’est pas un jeu, c’est plutôt dangereux. Si tu ne sais pas, tu ne peux pas savoir.
Ça peut faire du bien de dire tout ça, pour l’exprimer le sortir. Que du positif pour nous, pour s’exprimer et dire les choses. »
Vincent Jérémy Tristan Lucas Tudal Loan Nicolas Pierre Sacha Julien Steven Gwen Guillaume Renaud Quentin Florian Evan Jordan Yann Auréllen Jean-Baptiste

Les ar’mor’fed à Penmarc’h : avec les enfants du Centre de Loisirs, écrire de petites histoires à partir des mots qui nous entourent. Et de ces histoires écrire des ar mor’fed pour faire découvrir notre environnement et partager les regards.

Extrait :
protection
de gros blocs anti vagues
à l’arrière du port
le phare illumine
              Killian
repère
les gens montent
haut de soixante mètres
la nuit le phare éclaire
             Ugo
la côte
les cailloux les rochers
le vent souffle
les galets dans les vagues
            Lya

Les Tap à Loctudy : toutes les classes de l’école Jules Ferry et celles de CE2, CM1 et CM2 de l’école de Larvor participent à l’élaboration d’histoires à partir des mots que les enfants cueillent tout autour d’eux. Toutes ces histoires rassemblées par l’écrivain forment un conte.
« Ils voulaient eux aussi dire comment ils voyaient leur pays :
-  Nous, on aime l’automne, l’hiver, l’été et le printemps. On voit rarement la neige et les feuilles voler mais on regarde le ciel, les nuages, la pluie, le soleil, le bleu, qui remplissent la mer de toutes leurs couleurs. Dans le sable blanc, les cailloux sont des yeux qui la regardent. Parfois on trouve des cartons, des bouteilles, des boites de conserves, des raquettes et plein de déchets avec des bouts d’arbres, de branches et d’algues, abandonnés. Les mouettes tournent autour comme elles tournent dans les ports où les poissons et les crabes reviennent dans les filets des bateaux qui débarquent prés des cales, un peu plus loin des pontons où sont les bateaux à voile.
-  Les châteaux de sable, les vagues, immenses, naviguer sur l’eau, sensibles au bleu, au vert, au marron, aux plumes des oiseaux, au soleil, à la pollution qui peut être une poubelle en forme de tombe lourde de conséquence si nous ne faisons pas attention, au phare qui nous montre le magnifique et le magique, expliquèrent les plus grands.

Le rocher, ému, fit couler un filet d’eau sur le sable. » 
Les enfants de CP, CE1, CE2, CM1 et CM2

L’Ehpad : un établissent, des pensionnaires, une mémoire vivante du pays qui se transmet par un atelier d’expression orale.
« Les femmes étaient vigilantes et demandaient aux hommes combien ils avaient eu comme salaire au retour du bateau, se doutant qu’une part pouvait partir au bistrot. Maintenant ça part aux impôts. »

Les parents d’élèves à Peumerit : à la sortie de l’école, l’écrivain cueille les mots et les met en forme.
« Ici ma terre, mes racines, mes grands parents, ma famille. Ici ma terre, je m’y suis installée. ici ma terre, mon choix, mes enfants, moi. Chez moi. Je suis née ici. Je suis venue ici. J’ai grandi ici. J’ai participé ici. La mienne. Les bretons y sont attachés. Un pays. »

Le conseil municipal de Peumerit : un conseil municipal qui réunit habitants de souches et arrivants dans le choix que tous participent au développement de leur commune. Des mots qui s’échangent lors d’entretiens et qui sont mis en forme de portrait.
« Nous sommes dans le bon accueil. On prend un temps de connaissance. On évite le rapide et le superficiel. On n’y va pas tout de suite mais on crée des liens en organisant des animations et des rencontres. Ici on vient facilement vers toi, comme on est venu vers moi, je vais vers les autres. De jeunes parents sur une structure de jeux, je vais vers eux. De jeunes parents à la sortie de l’école, je vais vers eux. Le lien se fait facilement. Les gens sont accessibles dans un sens comme dans l’autre. D’avoir été bien accueillie, du coup, j’ai transmis cet accueil.
Isabelle et Véronique

Le vivre ensemble à Pouldreuzic : lors d’une journée « jeux » pour réunir toutes les générations, les mots se collectent pour être mis en forme par l’écrivain. 
Le respect entre les générations pour apprendre et partager le temps, le temps de la mémoire, d’un plaisir de jouer ensemble, d’une convivialité à vivre ensemble.

L’association Bag Leskon, en quête de mémoire à Lesconil : lors d’une journée consacrée à l’art, les mots se collectent pour être mis en forme par l’écrivain.
« Partager pour comprendre. J’aurais dit avant comprendre pour partager mais là c’est plus profond. »
« Une tribu qui s’agrandit, c’est la mémoire qui nous sourit. »
« On ne construit pas le présent et on ne construit pas l’avenir en omettant le passé. ».

L’association Startijenn, l’identité d’une langue : les mots investissent le champ culturel du pays bigouden.
« Alors pour rester dans l’accueil, j’ai fait des initiations à la danse pendant deux ans pour les touristes du Guil, pendant quelques temps pour ceux de Loc. Transmettre pour savoir donne. Se préserver pour savoir se retrouver. Pour donner à l’autre, il faut savoir être à sa place. »
Rozenn et Solenn

La boite à mots à Loctudy : à la médiathèque, une boite est mise à disposition pour les adhérents et autres visiteurs afin de récolter les mots qui viennent. L’écrivain réalise une mise en forme poétique de tous ces mots afin de prendre en compte qu’un mot peut devenir texte et se transmettre…
Le littoral
Les oiseaux du littoral
Laissent la marée se fondre avec la terre
Se posant sur les rochers 
Observant dunes et plages
En quête de coquillages encore roulés dans le sable

Les stages nomades : des gens venus de l’extérieur habitent le territoire pour quelques jours et le découvrent sur sept lieux où ils écrivent leurs mots qu’ils mettent en forme pour créer une histoire. Ils prennent conscience de la richesse, de l’authenticité, de la mémoire et de l’environnement…
« Le ciel brille de mille feux en cette saison. La mer, l’océan invite au voyage. Oublié les interdits. Les yeux grands ouverts sur le port. Evasion, invitation au départ. La couleur azur du liquide de ces eaux claires dessine des visages. Un personnage tout ridé de vagues sourit… » 
Jeannette

Les stages d’écriture : comment un territoire peut influencer l’écriture d’un auteur ? En venant sur le pays bigouden, ces auteurs apprennent à mettre en place leurs écritures à partir d’exercices s’inspirant du territoire…
« Il s’est appuyé contre le phare… blanc… frais… solide, a tiré une bouffée d’amsterdamer, son tabac préféré. Et devant cette puissance éternelle, de vagues en vagues, il a revisité l’écume de sa mémoire… Le gris ardoise, reflet du soleil sur l’océan, vol d’un groupe de mouettes… et le toit de sa maison qui s’éloigne… Le silence des hommes après le passage de la jetée… ce silence qui en dit long sur le voyage à venir… Alors il se rappelle qu’il lui avait écrit : « Je ne suis plus cette splendeur que tu qualifiais d’héroïque. J’ai perdu tout éclat à tes yeux comme aux miens. Mais quoiqu’il arrive, tu resteras ma lumière, celle qui me ramène au port malgré tout, celle qui m’ancre pour ne pas plonger… ».
Simone

L’école des écrivains au Guilvinec : sur une année, écrire son manuscrit à partir d’un territoire. Des individus qui deviennent auteurs par leurs mots écrits.
« Assis à la petite terrasse du café, ils savouraient l’air encore tiède après les marées d’équinoxe. L’homme continua,
— nous aussi nous avons nos saisons, toutes sont belles et différentes, ton printemps fait écho à mon automne à moi. Toi, pleine de sève, tu fleuris quand moi je cueille déjà les fruits d’une vie bien remplie.
— ça c’est bien !
Qui que tu sois, toi qui recevras ce message venu de nulle part et écrit par un inconnu, j’ai envie de partager ce moment avec toi. Tout simplement parce que je me sens lié à toi, bien que ne te connaissant pas. Tu es quelque part sur notre belle planète. Toi et moi y sommes de passage et en train de vivre le même instant présent, ce petit bout de temps charnière entre l’avant et l’après… Es-tu un homme ? es-tu une femme ? enfant ou vieillard ? dors-tu ? manges-tu ? fais-tu l’amour ? voyons-nous, la nuit, les mêmes étoiles ? Il n’y a pas de limites à ces questions et peu importe. Je sais que tu es, ça me suffit. »
Loïs

« Jean progresse péniblement dans les rochers couverts de laminaires à la recherche de la moindre proie qui pourra améliorer l’ordinaire du soir. Il prend soin d’éviter les trous profonds que les anciens appellent « Toul kalcoux“, car, s’il glisse, il sait qu’il n’en ressortira jamais. L’île est déserte, peu de visiteurs s’y hasardent. »
Martine

Les entrepreneurs : acteurs économiques d’un pays, ils réinvestissent par leurs mots et leurs regards leurs positions d’habitants impliqués dans l’évolution du territoire.
« Ici on garde un esprit solidaire. On fait attention de ne pas écraser la poussette. On fait attention même si l’accès est réservé. On fait attention à prendre ce temps pour transmettre le savoir. Attention à rester dans la parole donnée, à travailler la proximité sur le quai prés des gars. Attention aux jeunes pour qu’ils prennent leurs places, aux zones trop extensibles et aux moteurs qui vont trop vite, aux pêcheurs et aux plaisanciers pour qu’ils se côtoient avec convivialité. Attention à l’évolution des ports pour des flottilles complémentaires afin de ne pas piller la ressource, de travailler intelligemment pour gagner sa vie ; afin que tous ensemble nous participions au développement durable de notre littoral. »
Jean-François Séchet
Directeur des Comptoirs Maritimes du Guilvinec et de Lesconil

Les synergies : une action se développe par sa volonté de rencontrer l’autre dans sa complémentarité. Ensemble pour l’évolution d’un territoire, ensemble pour le bien vivre de l’habitant.

Les habitants et leurs implications directes par leurs venues sur des ateliers d’écriture ouverts à tous où ils expriment leurs ressentis, leurs histoires à travers leurs mots qu’ils partagent avec ceux qui les entourent.
Le Conseil Régional et éduquer à la mer à Rennes, Lorient, Langueux, Guingamp, Fouesnant pour orienter des actions à sensibiliser les publics sur leur territoire, à respecter l’environnement tout en valorisant un patrimoine bâti et vivant afin que chacun s’implique et décide.
Le SIOCA et son étude portuaire avec les ateliers sur les ports, les lectures dans les bars et devant les élus à Plozevet pour associer travail technique et travail de terrains, pour faire remonter l’expression de l’habitant vers les élus, techniciens, responsables d’associations afin de tenir compte de cette expression pour prendre les décisions sur l’aménagement du territoire et son devenir.
L’AOCD et les hébergeurs pour sensibiliser chacun sur l’enjeu d’un territoire, d’un département et d’une région par la culture comme une économie locale complémentaire au monde du travail.
Association Pesca et temps fête à Douarnenez associant professionnels de la mer et visiteurs pour de mêmes objectifs : sauvegarder la pêche artisanale pour préserver l’environnement et l’économie locale.
Association Bag Leskon et fait de l’Art à Lesconil pour donner un sens d’en quête de mémoire à travers les mots des visiteurs.
Association Festival Photos l’homme et la mer au Guilvinec pour croiser photos et lectures de textes afin d’entendre ce que l’on voit et, d’écrire ce que l’on ressent en regardant les photos exposées.
Association Startijenn et la revue Cap Caval pour valoriser l’expression de l’habitant et favoriser le développement de l’action sur le pays bigouden par ses présentations et sa mise en avant dans le magazine Cap Caval.
Le collectif des médiathèques et des CDI du pays bigouden construit le maillage d’un territoire et poursuit sa mission de porter des actions culturelles développant la lecture et l’écriture sous toutes ses formes en participant financièrement à la création et au développant sur tout le pays bigouden de l’exposition textes et photos de l’action gens de mer gens de terre. 
Le CCAS et les personnes vieillissante de Penmarc’h pour écrire l’histoire passée et présente par des textes mis en forme sous la forme de chansons et véhiculer ces chansons comme autant de traces à faire vivre aujourd’hui et demain.
L’Ehpad et ses pensionnaires de Penmarc’h Le Guilvinec et Treffiagat-Lechiagat pour faire vivre la mémoire afin de la transmettre.
L’Espace jeunes et le journal à Penmarc’h pour donner la parole aux jeunes et la diffuser.
Le Centre de Loisirs et les ar’mor’fed à Penmarc’h pour ouvrir les enfants à prendre en compte ce qui les entoure afin qu’ils s’expriment dessus par leurs mots. 
L’école Jean Le Brun, la médiathèque l’abri des marins et l’atelier d’écriture au Guilvinec pour donner la plume aux enfants et renforcer leurs participations au développement d’un territoire dont ils seront les garants. 
Mouez Penmarc’h et ses archives pour poursuivre la transmission et le témoignage déjà engagés.
La Commune de Loctudy et les ateliers d’écriture TAP Jeunes nomades école d’écrivains boite à mots portraits pour placer les ateliers d’expressions orales et manuscrites comme essentiels dans une commune afin de donner la parole à ses habitants pour une plus grande implication et participation à l’évolution de leur ville.
La Commune de Peumerit et le Conseil Municipal et les parents d’élèves pour donner un regard de la « terre » sur la mer.
La Commune de Pouldreuzic et le vivre ensemble pour réunir toutes les générations autour des jeux et des mots collectés.
Dominique Jolfre, en tant qu’habitant, se réapproprie les écrits mis en forme pour en réaliser plusieurs chansons.
Hervé Drezen et son film fiction documentaire pour croiser les mots, les gens, la richesse d’un territoire entre textes, images et réalisation du film.
Startijenn et Loïc Jadé qui traduit en breton quelques extraits des textes mis en forme.

Les entrepreneurs comme ADS, AquaB, l’Armement bigouden, Biocoop Pont l’Abbé, les Comptoirs Maritimes du Guilvinec et de Lesconil, le Crédit Maritime du Pays Bigouden et ses sociétaires, qui participent financièrement à la publication du livre et livrent leurs regards sur le littoral.

La méthodologie MSE :

Mettre l’habitant au cœur de son territoire par son expression orale et écrite afin qu’il prenne conscience de ses mots, de ses ressentis, de son vécu pour devenir acteur de ce territoire et être à l’écoute de son évolution. Recevoir les propositions des professionnels et s’y intéresser. Donner son point de vue à travers ses expériences et sa place.

La méthodologie MSE (Mouvements Spontanés d’Ecriture) déclenche les mots qui viennent et permet de croiser différentes thématiques en partant d’une première proposition à partir de « pouvez-vous me dire les mots qui viennent lorsque je vous dis le littoral maritime ». 
Des lectures publiques sont mises en place dans des bars ; dans des salles mises à disposition ; dans les médiathèques ; dans différents autres lieux.

La réalisation de quatre livres a pour objectif de permettre à chacun de se procurer au moins un livre et en se groupant pouvoir acquérir l’ensemble afin d’échanger sur les contenus et de créer une nouvelle expression orale ou écrite des habitants.

Son titre provisoire : gens de mer gens de terre « Je sais d’où je viens » 
Sortie prévue : printemps 2016
Une partie des bénéfices des ventes sera reversée pour la poursuite des ateliers d’écriture d’expression orale et manuscrite.

Livre 1) Les ports bigoudens
Livre 2) Les portraits 
Livre 3) Les photos proposées par sept photographes professionnels 
Livre 4) Les ateliers mis en place avec leurs descriptions et leurs contenus, avec les mini portraits des entrepreneurs participant à l’impression du livre, avec des extraits du travail réalisé par certains partenaires, comme un extrait de l’étude portuaire réalisée par le SIOCA, un extrait du travail sur l’identité réalisé par Startijenn, des extraits du journal la Mouez Penmarc’h et de Cap Caval… et quelques articles de la presse locale.

Pour la suite : 
La suite de l’action gens de mer gens de terre passe par un soutien logistique et financier pour continuer à déclencher les synergies communes. Le travail sur le Cap et Douarnenez renforcera la première action et contribuera au mouvement d’ensemble d’un territoire prêt à rassembler les métiers, le tourisme, le patrimoine vivant et bâti, la Culture, l’environnent et les loisirs.

La réalisation d’une exposition de textes mis en forme à partir des expressions des habitants (portraits collectifs et portraits individuels) et de soixante trois photos (sept photographes professionnels et un réalisateur qui, suite à la lecture d’extraits de gens de mer gens de terre, ont proposé leurs photos). Une exposition qui est prise en compte et diffusée par le collectif des médiathèques et de CDI du Pays Bigouden pour être présentée dans les écoles, les mairies, les maisons de retraites, les espaces jeunes, les centres sociaux, les bars, chez les entrepreneurs…. de manière fragmentée (neuf photos sur sept lieux).

Les rendez-vous sur les six mois à venir :

Divers ateliers d’expressions orales et manuscrites sur le pays bigouden

L’exposition textes photos tirés des livres gens de mer gens de terre

Lecture d’extraits dans les bars du pays bigouden

Les demandes déclenchées par l’action gens de mer gens de terre à mettre en place dans le pays bigouden en 2016 :

Avec le Conseil Départemental : mener une action d’ateliers d’écriture ciblant le public en situation de RSA.

Avec la Communauté de Communes du Haut Pays Bigouden : mise en place d’ateliers d’écriture pour des jeunes entre 16 ans et 35 ans.

A Pouldreuzic : dans la maison de Pierre-Jakez Hélias, développement d’un centre ressource d’animation d’ateliers d’écriture et plus largement de lectures, d’arts de la parole, d’expositions, de conférences, de débats… voire de petits spectacles vivants…
Une école des écrivains, des ateliers nomades, des ateliers déclencheurs…

Au Guilvinec : Une résidence d’auteur mise en place par le Centre Social et Culturel le Malamok en 2016 pour écrire la pièce de théâtre gens de mer gens de terre avec la mise en place d’ateliers d’écriture.

Au Guilvinec : pour 2016, suite du partenariat avec le Festival Photos l’homme et la mer

Au Guilvinec : en lien avec la médiathèque, demande d’ateliers d’écriture avec l’école Jean Le Brun et l’école Saint Joseph

Au Guilvinec : mise en place de lectures au Centre Haliotika

A Loctudy : suite des TAP avec l’écriture de récits, poésies, chansons, raps, slams… « Loctujeunes ». 
Mise en place d’ateliers d’écriture en direction des jeunes de 16 à 30 ans.

Sur tout le pays bigouden (médiathèques, écoles, mairies, maisons de retraite…) : l’exposition textes photos tirée de gens de mer gens de terre se déroulera à partir de février sur tout le pays bigouden via le réseau du collectif des bibliothèques et des CDI du Pays Bigouden (qui prend en charge une partie du coût de l’exposition).

Extrait dossier de presse :



Ouest-Cornouaille. Paroles de gens de mer et gens de terre 19 novembre 2015

Les hébergeurs et les professionnels du tourisme, réunis mardi par l’AOCD à Pouldreuzic, ont découvert une partie du travail de l’écrivain Michel Suzzarini.

Le syndicat intercommunautaire Ouest-Cornouaille aménagement (Sioca), qui touche les territoires du Haut Pays bigouden, du Pays bigouden sud, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, mène une étude qui inclut le recueil de la parole des gens de terre et de mer.

L’étude stratégique concertée de développement portuaire du Sioca comporte un volet inédit : le recueil de la parole des gens de mer et de terre par l’écrivain Michel Suzzarini. Quatre ouvrages sortiront au printemps. C’est ce qu’a annoncé l’écrivain, mardi après-midi, à Pouldreuzic, lors du bilan de la saison touristique 2015 présenté par l’AOCD aux hébergeurs et professionnels du tourisme. Le pouls des quais Michel Suzzarini a été chargé par le Sioca de recueillir la parole des usagers pour prendre « le pouls des quais ». Pour ce faire, il a utilisé les ateliers d’écriture, sillonnant les neuf ports bigoudens : « 80 % vient des habitants, 20 % de l’écrivain, je suis le liant ! » Quatre ouvrages au printemps De ce travail participatif de collecte sortiront, en mars ou avril prochain, quatre ouvrages « Gens de mer, gens de terre ». Cet outil innovant donnera de nouvelles clefs de lecture du territoire. Michel Suzzarini a donné lecture à Pouldreuzic d’une page de ces ressentis du pays. « Et nous ? » En écoutant la présentation de ce projet qui arrive à son terme et inclut l’étude du Sioca sur les ports, les représentants de la plaisance de Loctudy se sont étonnés : « Nous découvrons cette étude et ce projet aujourd’hui ! Une fois de plus, la plaisance n’est pas représentée à Loctudy ». Une habitante du Cap-Sizun s’est elle aussi dite surprise : « Nous, au Cap-Sizun, on en est exclu… alors qu’on fait partie de l’Ouest-Cornouaille, on aimerait bien avoir un tel atelier ! ». Étendre le travail L’écriture pourrait s’étendre sur le territoire. Michel Suzzarini a annoncé qu’il aimerait poursuivre ce travail dans le Cap-Sizun et à Douarnenez. Il a annoncé qu’il rencontrait la Région début décembre pour voir si elle le financera sur cette poursuite du travail. Si la Région ne le suit pas, il se tournera vers d’autres partenariats.

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/ouest-cornouaille-paroles-de-gens-de-mer-et-gens-de-terre-19-11-2015-10855954.php

Quelques autres articles :
Le CCAS lance un atelier d’écriture pour les seniors 
Penmarch – 18 Décembre 2013 

Martine Queffélec et Michel Suzzarini. 

Le centre communal d’action sociale (CCAS) lance, dès le mois prochain, un atelier d’écriture à destination des 60 ans et plus. « Il s’agit, explique Martine Queffélec, adjointe au maire et vice-présidente du CCAS, de laisser une trace vivante de la mémoire des seniors Penmarc’hais, pour nos générations futures. Car le passé des Penmarchais est riche d’apprentissages, d’expériences, de souvenirs festifs (les Gras à Saint Guénolé), de pratiques professionnelles dans les usines… » On peut vouloir juste laisser une trace pour sa famille, ou bien participer à un recueil collectif.
L’expérience est confiée à l’écrivain-animateur Michel Suzzarini, et porte pour l’instant sur dix ateliers gratuits (elle pourra être prolongée), de deux heures chacun, à partir de la mi-janvier. Au rythme d’un par semaine ou toutes les deux semaines, probablement à l’Espace jeunes.
Michel Suzzarini, qui vient du Var, a une grande habitude de ce type d’ateliers d’écriture. Il se définit comme un cueilleur de mots, un metteur en forme des paroles (écriture orale) et un passeur de techniques littéraires (écriture manuscrite). « J’accompagne les gens sur le chemin des mots ». Nul besoin d’être un expert pour venir aux ateliers, c’est ouvert à tous. Michel rapporte des réactions de gens très heureux d’avoir participé : « Je n’avais jamais pensé que je pouvais écrire », « J’étais nul à l’école »… 
Les ateliers comportent trois phases : d’abord on raconte oralement. Michel prend une trace écrite brute de cette parole. Cette trace écrite est ensuite mise en forme. Puis on lit cet écrit à celui (ou ceux) qui a (ont) dit. Dans tous les cas c’est ludique, « On n’est pas à l’école. Il est important de prendre du plaisir ! ».
Inscriptions : contacter le CCAS au 02 98 58 44 45 jusqu’à la fin de l’année. Possibilité de transport.

Gens de mer, gens de terre : quel avenir pour nos ports ? 
Combrit – 03 Juin 2014

Michel Suzzarini, écrivain et animateurs d’ateliers d’écriture.

Dans le cadre de la mise en place du Schéma de cohérence territorial (Scot), le Syndicat intercommunautaire Ouest-Cornouaille aménagement qui regroupe les communautés de communes du territoire ouest Cornouaille doit mener une réflexion prospective sur l’avenir des ports. 
Travail de collectage
Par ce biais, de nombreux acteurs sont ou vont être rencontrés et un important travail d’analyse des différentes filières vka être réalisé afin de dégager les grandes tendances d’évolution. La question soulevée est la suivante : « Quel développement souhaitons-nous pour nos ports, dans un horizon à 20-30 ans ? » 
Pour mener cette réflexion le Sioca a décidé de confier ce travail à Michel Suzzarini, écrivain et animateurs d’ateliers d’écriture dont le projet Gens de mer gens de terre : écrire son livre a pour but de placer l’habitant au coeur de son territoire afin qu’il soit acteur de ses transformations. Un projet pour ne pas oublier la mémoire d’un passé riche d’enseignement, pour tenir compte du présent et pour se projeter dans le futur afin d’en concevoir l’évolution. 
Ateliers
Aussi après être allé sur les ports à la rencontre des habitants de l’Ile-Tudy, Le Guilvinec, Pors-Poulhan, Saint-Guénolé et Loctudy, Michel Suzzarini est actuellement à Sainte-Marine où il invite les personnes qu’il côtoie à lui parler de Sainte Marine et les souhaits qu’ils émettraient pour son avenir. 
Ce travail de collectage, qu’il restituera, devrait permettre ensuite la réalisation de portraits, l’écriture d’une pièce de théâtre, d’un livre, de carnets de chansons, un recueil de poésie… voire la mise en place d’ateliers d’expressions orales et manuscrites.

L’avenir du port, comment le voyez-vous ? 
Pont-l’Abbé – 02 Juin 2014

• Le port de Pont-l’Abbé, endormi au fond de la ria. |

Corinne ARGENTINI. 
Le Sioca a lancé une démarche impliquant les habitants. Un écrivain les rencontre pour entendre leur avis. Rendez-vous le 17 juin pour l’exprimer. C’est ouvert à tous et anonyme.

Que faut-il faire du port de Pont-l’Abbé ? Dévoué à la plaisance (110 places) l’ancien port de commerce semble plongé dans un sommeil profond. Sa position, au fond de la ria, ne facilite pas aux allers et venues des quelque 100 unités qui le peuplent.
Autour de lui, très peu de commerces. C’est un lieu charmant, résolument calme, et plus encore depuis que le camping municipal et la piscine se sont éteints. Que faire de ces espaces libérés ? Comment faire ce port un lieu de vie, un atout pour renforcer l’attractivité de la ville ? Faut-il y développer des activités nautiques ? Commerciales ? Ou bien lui conserver une vocation de tranquillité ?
Avec un écrivain
À toutes ces questions, les habitants peuvent répondre. Qu’ils soient usagers du port, riverains ou non. Le 17 juin, Michel Suzzarini, se mettra à leur écoute.
Lui, c’est un écrivain qui apprend à écrire aux autres. Qui sème la graine de l’écriture comme une force libératrice et épanouissante. Auteur d’« Un jour il t’arrivera du bonheur », il rencontre des habitants de l’Ouest Cornouaille depuis plusieurs semaines pour animer des ateliers d’expression orale et manuscrite, en Pays bigouden, afin d’étudier les liens entre terre et mer. Son projet est soutenu par le conseil régional.
Passé, présent et futur
Mandaté par le Syndicat intercommunautaire ouest Cornouaille aménagement (Sioca), dans le cadre de la démarche de gestion intégrée des zones côtières, l’écrivain est aussi chargé d’associer la population à la réflexion menée dans le cadre de l’étude stratégique de développement portuaire concertée. C’est dans ce cadre qu’a été fixé le rendez-vous pont-l’abbiste.
Avec lui, les habitants évoqueront le passé, le présent de leur port et comment ils envisagent son avenir. Chacun sera ensuite invité à la restitution orale des propos recueillis, sous la forme d’une lecture publique d’une heure.
Témoignages anonymes
Les témoignages enrichiront le travail prospectif qui a démarré par la visite des ports et par des échanges avec ses acteurs institutionnels. C’est « une démarche innovante et participative qui permet à la population de s’approprier les questions liées à l’avenir des sites portuaires du territoire. Les témoignages sont recueillis de manière anonyme », précisent les représentants du Sioca.
Michel Suzzarini a déjà rencontré les usagers des ports de Penmarc’h, Le Guilvinec, Treffiagat, l’Île-Tudy, Sainte-Marine… Reste à sonder Pont-l’Abbé et Pouldreuzic.
À Pont-l’Abbé le rendez-vous est prévu mardi 17 juin, à 11 h à la Maison des associations. La parole est recueillie oralement ou par l’écriture. La restitution des témoignages se fera mercredi 25 juin, à 18 h au Café de la marine. À Pouldreuzic, rencontre jeudi 19 juin, salle Per Jakez Helias et restitution jeudi 26 juin à 18 h au Bar de la mer.

Ateliers écriture pour une vision de la commune par tous 
Loctudy – 06 Novembre 2015

Michel Suzzarini entre la bibliothécaire, Maryse Chaffron, à gauche, et le maire Christine Zamuner. 
La municipalité et le maire, Christine Zamuner, veulent prolonger le projet « Gens de terre, gens de mer », mis en place en juillet dernier avec l’écrivain Michel Suzzarini. Le projet, qui consiste à mettre l’habitant et celui qui vient de l’extérieur au coeur d’un territoire afin qu’ils en deviennent acteur, a été mis en forme dans le cadre des ateliers d’écriture MSE (mouvement spontané d’écriture). « Nous voulons prolonger le projet en lien avec les habitants, en leur sollicitant leur regard sur la commune », souligne la bibliothécaire, Maryse Chaffron. Tout d’abord avec les enfants au travers des temps d’activités périscolaires (Tap), dès le mois de janvier 2015. « Il s’agit de cueillir des mots et de créer un livre jeunesse », précise Michel Suzzarini.
Un atelier destiné aux jeunes de 16 à 25 ans qui ont une demande au sujet de l’écriture de paroles sur des lieux pour un morceau de rap pourra aussi permettre la création d’un journal. En toile de fond de tous les projets : la commune.
Des portraits de Loctudistes, des stages nomades sont également prévus par les intervenants qui veulent créer une action à partir d’une volonté de la commune qui se traduit par une synergie. « Ça permet de créer une unité dans l’action », insiste Maryse Chaffron.
Des invitations aux 16-25 ans seront faites par le biais de la médiathèque, sur le site de la commune et sur une page facebook, et des rencontres avec Michel Suzzarini sont programmées les 12 et 17 novembre à la médiathèque. Le 18 novembre, un atelier « écriture nomade » pour tout public aura lieu à l’embarcadère, devant le café du port. Le rendez-vous est fixé à 10 h. Enfin, une boîte à mots sera installée en fin de semaine prochaine à la médiathèque pour permettre l’expression libre sur un thème donné.

Ports bigoudens. Michel Suzzarini trouve les mots , le 22 décembre 2014 à 14h00 / Steven Lecornu /

Michel Suzzarini a mis en place une série d’ateliers de parole et d’écriture dans plusieurs communes du littoral. Cela va faire un an que Michel Suzzarini a lancé son projet d’écriture avec les habitants du Pays bigouden. Partout où il passe, le cueilleur de mots libère la parole. La synthèse de ce collectage, sorte de « patrimoine mémoire », figurera dans un livre dont la sortie est prévue en juin 2015. « Les Bigoudens possèdent un attachement profond à leur région. Ils se mobilisent afin de préserver une certaine authenticité ». C’est le premier bilan que dresse Michel Suzzarini après une année d’expérimentation. Une année passée aux côtés des Bigoudens. Une année à collecter la parole de ceux qui font vivre le territoire.

L’écrivain a mis en place une série d’ateliers de parole et d’écriture dans plusieurs communes du littoral, dont Penmarc’h et Loctudy. « Un grand besoin de s’exprimer » Sa méthode : MSE comme « Mouvements spontanés d’écriture ». « Je travaille à partir d’un mot et tout ce qu’il évoque spontanément. Je ne demande pas aux personnes interrogées de se positionner ou de porter un jugement. Le point de départ, c’est le savoir de chacun. Cela facilite les échanges ».

Son constat : les personnes rencontrées ont « un grand besoin de s’exprimer».  L’écrivain remue le passé pour mieux faire ressurgir le présent et dessiner l’avenir. Ces travaux sont associés aux réflexions menées par le Sioca dans le cadre de son étude de développement portuaire. Le Syndicat intercommunautaire Ouest Cornouaille aménagement, qui souhaite renforcer la « maritimité » du territoire, soulève une question : « Quel développement souhaitons-nous pour nos ports, dans un horizon 20-30 ans ? ». Une question à laquelle Michel Suzzarini tente de répondre. Sur les ports, il a rencontré un panel très vaste de Bigoudens. « Je vois tout le monde, des retraités, des professionnels de la mer, des touristes… C’est extraordinaire ! ». Et à chaque fois, le même constat : « Les personnes interrogées sentent que les choses bougent, que le monde maritime est en mutation, confie Michel Suzzarini, les métiers de la pêche vont évoluer ».

Cette opération baptisée « Gens de mer, gens de terre » a un sens : « Mettre l’habitant au coeur de son territoire afin qu’il soit acteur de ses transformations ». « Une prise de conscience » Des restitutions ont déjà été proposées notamment dans quelques bistrots proches du littoral. « Le public s’est retrouvé dans les textes. J’ai vu des sourires. Cela permet à des personnes d’échanger et de se découvrir une culture commune. Il y a comme une prise de conscience ». Les partenaires qui ont participé aux ateliers de façon régulière cette année sont nombreux : à Loctudy, les enfants dans le cadre des Tap et les jeunes entre 16 et 25 ans (écriture d’un journal) et tout public dans le cadre d’ateliers nomades (redécouvrir sa ville par ses mots) ; à Plomelin, l’association de la Brouette de Kérivoal (jusqu’en juin 2015) ; à Penmarc’h, le CCAS (écriture de chansons) et l’Espace jeunes (création d’un journal) ; au Guilvinec, la médiathèque… Sans compter les groupes de paroles réunis chez l’habitant. Et ce n’est pas tout. Plusieurs structures ont participé aux ateliers d’écriture ponctuels en 2014 : le centre de loisirs de Penmarc’h en avril, l’association Pesca lors de la manifestation Temps fête à Douarnenez en juillet ou encore le Sioca à Plozévet en juin. Les communes de Plomelin et Plobannalec-Lesconil ont également emboîté le pas. De nouveaux stages sont programmés en 2015 (lire ci-dessous).

Le projet de Michel Suzzarini est bien plus ambitieux. 2015 : un livre, un disque et une pièce de théâtre ! L’édition d’un livre rassemblant textes, chansons, portraits, photos, manuscrits… est prévue pour juin 2015. 1.000 exemplaires devraient être imprimés. Coût de l’opération : 10.000 €. « J’aimerais réunir une trentaine de partenaires afin de financer cet ouvrage ». Des bons de souscription seront disponibles en janvier. Une partie des bénéfices sera reversée pour poursuivre les ateliers d’expressions « écriture orale et manuscrite ». Un livre jeunesse, nourri des mots recueillis auprès des enfants est aussi envisagé pour le second semestre. Une pièce de théâtre va également être créée. Pièce dans laquelle des extraits de textes mis en forme et des chansons seraient intégrés. Un roman policier et un CD baptisé « Gens de mer, gens de terre » sont également en projet.

L’an prochain, Michel Suzzarini souhaite emmener l’action sur le Cap-Sizun et le pays de Douarnenez. « Quelques contacts ont déjà été pris », assure l’écrivain.

En complément Stages : les rendez-vous 2015 – De nouveaux stages d’écriture sont programmés en 2015. Le stage écriture d’un manuscrit s’effectuera sur cinq jours à Plobannalec-Lesconil. Trois ateliers collectifs et deux individuels seront proposés du 26 janvier au 30 janvier ; du 23 mars au 28 mars ; du 22 juin au 26 juin et du 28 septembre au 3 octobre. Objectif : mettre en place les outils déclencheurs et techniques pour écrire un manuscrit. Un stage nomade se déroulera sur huit jours à Plobannalec-Lesconil du mercredi 14 janvier au jeudi 22 janvier. Plusieurs demi-journées seront proposées dans différents lieux du Pays bigouden. Objectif : créer un lien entre le texte écrit et ses projets personnels d’écriture.

Michel Suzzarini, au 06.09.47.26.40 et à michel.bonjour.suzzarini gmail.com

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/ports-michel-suzzarini-trouve-les-mots-22-12-2014-10471300.php

Projet. Les Loctudistes prennent la parole 6 novembre 2014

Le travail de Michel Suzzarini, ici avec Maryse Chaffron et Christine Zamuner, s’attache « aux traces du passé, aux réflexions sur le quotidien et aux projections vers l’avenir ». Quel regard les Loctudistes portent-ils sur leur commune ? Dans le prolongement de « Gens de terre, gens de mer », un projet d’écriture avec les habitants du Pays bigouden, commencé il y a presque un an, Michel Suzzarini a été sollicité par la municipalité pour recueillir la parole et animer des ateliers d’écriture auprès de tous les Loctudistes. Collecte de mots Écrivain et animateur d’ateliers d’expression, Michel Suzzarini a déjà collecté des mots dans tous les ports du Pays bigouden. Mis en forme par l’écrivain, leur restitution a été portée à la connaissance du public, cet été, lors de l’exposition des photos de Catherine Le Goff, dans le parking de la rue du Port. Le projet, porté par la municipalité, est plus vaste, car « il vise à placer l’habitant au coeur de sa commune. Lui donner la parole, c’est faire de lui un acteur et non plus un simple spectateur. L’idée finale, c’est que la commune puisse s’emparer de tous ces regards, de toutes ces paroles, de tous ces écrits pour en faire quelque chose », explique Michel Suzzarini. Passer du non-dit à la fugacité de la parole, puis à la matérialité de l’écriture : s’il ne se veut pas scientifique, l’exercice relève, d’un certain côté, de la méthode ethnographique. De l’autre, il s’agirait presque d’une forme de psychanalyse, comme le suggère le maire, Christine Zamuner pour laquelle Michel Suzzarini, en collectant les mots dans le port de Loctudy « a remué le passé ». Angoisse de la feuille blanche Michel Suzzarini interviendra, à partir de janvier, auprès des enfants des écoles publiques dans le cadre des Temps d’activités périscolaires (Tap). Des ateliers d’expression pour les jeunes adultes, âgés de 16 à 25 ans, commenceront le 12 novembre. Pour tous les autres, des stages nomades permettront aux habitants de redécouvrir leur commune à travers leurs propres mots. Pour libérer la parole, comme l’angoisse de la feuille blanche, l’écrivain travaille avec la méthode MSE (Mouvements spontanés d’écriture) qui « permet de déclencher l’écriture auprès de tous les publics et quelque soit le contexte ». Plus tard, un livre viendra clôturer cette collecte de témoignages et d’écrits après un travail de mise en forme par l’écrivain. Pratique Ateliers d’écriture avec les 16 et 25 ans à la médiathèque, les 12 et 17 novembre, de 17 h à 18 h. Le 18 novembre, stage nomade tout public : rendez-vous à 10 h, à la cale, au port de pêche. Dès la mi-novembre, une boîte à mots d’expression libre sera disponible à la médiathèque. Renseignements auprès de Maryse Chaffron, tél. 02.98.87.98.57.

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/loctudy/projet-les-loctudistes-prennent-la-parole-06-11-2014-10414295.php

« Gens de mer, gens de terre » : un atelier d’écriture 
Guilvinec – 24 Janvier 2014 

Michel Suzzarini et Lionel Tirilly, partenaires du projet.

« Gens de mer, gens de terre ». C’est le nom d’un nouvel atelier d’écriture se proposant de saisir le regard des habitants sur le territoire bigouden. À la source du projet, la volonté de conserver une trace à l’oralité.
À l’origine de cet atelier né d’une rencontre avec le conseil général, l’écrivain Michel Suzzarini veut déclencher l’expression écrite et orale des habitants de ce pays en pleine mutation. Il s’agit de recueillir un regard ouvert sur le territoire, portant autant sur le présent que le passé et le futur. Chaque participant écrira son livre sur une année, Michel Suzzarini rassemblant ensuite ces différentes visions dans un recueil.
Animateur d’atelier d’écriture expérimenté, l’écrivain varois et l’association Histoire d’écrire présentent ce projet en partenariat avec la commune et la médiathèque. Tout au long de cette transmission, l’animateur accompagnera les participants, tout de suite mis en situation d’écrire, dans le cadre d’un parcours individualisé (incluant un suivi Internet), du mot au livre.
Pratique. Cet atelier, installé à l’Abri du marin, se déroulera sur 20 séances, auxquelles s’ajoutera une journée complète. Il est ouvert à tous (habitants du Pays bigouden ou d’autres communes). On pourra intégrer ce parcours à tout moment. 2 séances de découverte sont proposées. La 1re aura lieu lundi 27 janvier, de 14 h à 16 h. Le tarif est de 960 €/an, soit 80 €/mois. Une rencontre gratuite avec les habitants est proposée, à l’Abri du marin, lundi 17 février, de 14 h à 16 h. Contact : 06 09 47 26 40. Les inscriptions se prennent à la médiathèque, au 02 98 58 95 13.


Peumerit Mémoire. 
Michel Suzzarini recueille la parole des Bigoudens 29 janvier 2015


Claude Bolzer, adjoint au maire (à droite), invite les habitants à venir à la rencontre de Michel Suzzarini (à gauche), qui recueillera leurs paroles et leurs textes.

Depuis plusieurs mois déjà, Michel Suzzarini, écrivain et animateur, sillonne le Pays bigouden pour recueillir la parole de tous, dans le cadre de « Gens de mer, gens de terre », une initiative qui vise à « mettre l’habitant au coeur de son territoire, afin qu’il en devienne un acteur ». Soutenue par le conseil régional, cette initiative a été lancée par l’association Histoire d’écrire en collaboration avec les communes du Pays bigouden. Aujourd’hui et demain devant l’école Comme toutes les autres, la municipalité de Peumerit voit dans ce projet commun une opportunité de libérer l’expression de chacun, quel que soit son âge, son activité, sa sensibilité… 
L’intervention de Michel Suzzarini s’articule autour de trois thèmes : la mer, le littoral et la terre. Aujourd’hui et demain, il sera à 16 h 30, devant la grille de l’école. Les Peumeritois sont invités à partager avec lui les textes qu’ils ont pu écrire sur ces sujets. Leurs témoignages oraux sont aussi attendus. L’écrivain se chargera de mettre en forme les idées, les phrases, les textes qu’on viendra lui proposer avec, en ligne de mire, la publication prochaine d’un recueil. S’il s’agit avant tout de conserver une empreinte de la mémoire contemporaine, orale ou écrite, les élus souhaitent aussi que ce travail de collecte les aide à faire évoluer le Pays bigouden conformément aux aspirations du plus grand nombre.

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/peumerit/memoire-michel-suzzarini-recueille-la-parole-des-bigoudens-29-01-2015-10508865.php

Festival photo : un atelier d’écriture nomade ce jeudi 
Guilvinec – 05 Août 2015

Michel Guirriec, président du festival photo et Michel Suzzarini, écrivain et collecteur de paroles en Pays bigouden. 

Un atelier d’écriture nomade se déroulera, dans le cadre du festival photo, jeudi 6 août, de 10 h à 12 h. Cheminant, à partir de l’office de tourisme, à travers les différents espaces du festival L’Homme et la mer, les participants iront à la rencontre des photos. Ces clichés déclencheront l’écriture de mots, à partir desquels naîtront des phrases.
« La démarche sera très ouverte », promet Michel Suzzarini, animateur de cet atelier nomade. Pour cet écrivain engagé, depuis 2014, dans la collecte de paroles en Pays bigouden avec plus de mille personnes rencontrées, il s’agira d’exprimer la façon dont on ressent l’ambiance créée par les clichés d’ici et de là-bas, présentés par le festival guilviniste. Michel Suzzarini est persuadé qu’en « allant chercher au fond de soi-même, un événement culturel tel que le festival photo ne peut qu’inciter à créer à son tour. »
L’inscription à cet atelier d’écriture gratuit est possible à l’office du tourisme. Elle n’est cependant pas obligatoire. On peut se décider à participer à la dernière minute.
Une lecture d’un extrait de Gens de mer, gens de terre, portant sur le thème de L’Homme et la mer et issue des paroles recueillies et mises en forme par Michel Suzzarini, sera aussi proposée ce jour-là.
Jeudi 6 août, à 10 h, au départ de l’office du tourisme, atelier d’écriture nomade et à 18 h, à Haliotika, lecture sur le thème de L’Homme et la mer.

Les expos du festival photo ont inspiré des histoires 
Guilvinec – 12 Août 2015

Michel Suzzarini et une partie des participants à l’atelier d’écriture nomade, au départ de leur déambulation. 

Les participants à l’atelier d’écriture nomade proposé par Michel Suzzarini, en partenariat avec le festival L’Homme et la mer, ont bien accroché. En déambulation à travers les expositions photo, ils ont écrit des mots inspirés par ces clichés, puis composé des groupes de mots. À partir des espaces extérieurs côtoyés dans la ville, ils ont commencé à rédiger quelques phrases.
Puis, assis sur un trottoir ou appuyés sur un mur ensoleillé, ils ont répondu aux contraintes proposées par l’écrivain et animateur de l’atelier. L’histoire s’est créée, sous leurs plumes enthousiastes. Tous se sont séparés avec le projet de partager leurs textes par courriel.
Un autre atelier d’écriture nomade et gratuit sera proposé lundi 17 août, de 10 h à 12 h. Pour y participer, il est possible (mais non obligatoire) de s’inscrire à l’office du tourisme. On peut aussi se décider à la dernière minute, en se présentant à l’office du tourisme, à 10 h. À noter que Michel Suzzarini proposera aussi une lecture, dans le cadre du festival photo, le même jour, à 18 h, à Haliotika.

Pour tout contact : 
Michel Suzzarini : Courriel : michel.bonjour.suzzarini gmail.com
Tél : 06 09 47 26 40

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